Ce blog de sport vous propose des articles en relation avec le coaching sportif, l'entraînement, le fitness, la diététique et le bien-être.
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08/07/2024
Vous mangez sain mais votre énergie et vos résultats stagnent ? Le déficit en bonnes graisses est souvent la cause, et c'est le levier le plus sous-estimé de la performance masculine.
Nutrition sportive · Guide de référence
Alexis Glomeron · Coach sportif Paris · Master 2 STAPS · Precision Nutrition L1 · 18 min de lecture
Dans cet article
01 · Pourquoi votre corps ne peut pas se passer des graisses
02 · Graisses et testostérone : la preuve scientifique
03 · Oméga-3 et récupération musculaire : ce que les études montrent vraiment
04 · Quantifier ses besoins : les seuils de référence
05 · Quelles graisses choisir : le guide des sources
06 · Huiles végétales, beurre et LDL-C : démêler les controverses
07 · Andropause et lipides : la décennie clé 40-55 ans
Pendant deux décennies, la culture fitness a propagé une idée simple : les graisses font grossir, les graisses ralentissent, les graisses nuisent. Des millions de sportifs ont taillé leurs lipides dans le vif, remplacé l'huile d'olive par des sprays zéro calorie, supprimé les jaunes d'oeufs, évité l'avocat. Le résultat biologiquement prévisible : testostérone en chute, récupération dégradée, énergie en berne. Cet article fusionne plusieurs corpus de recherche pour établir une référence complète sur le rôle des lipides dans la performance masculine — des mécanismes fondamentaux aux doses pratiques, avec les études qui tranchent et l'expérience terrain de 8 ans de coaching à Paris.
Les graisses ne sont pas un macronutriment optionnel. Elles remplissent des fonctions biologiques irremplaçables que ni les protéines ni les glucides ne peuvent couvrir. Comprendre ces fonctions, c'est comprendre pourquoi leur restriction entraîne des dégradations systémiques bien au-delà de la simple composition corporelle.
Le cerveau humain est composé à 60 % de matières grasses. Il consomme une proportion disproportionnée de l'énergie corporelle totale, et cette énergie est partiellement issue de la voie des corps cétoniques, dérivés directs des acides gras. Une restriction sévère en lipides affecte la clarté mentale, la gestion du stress et la résilience cognitive — autant de ressources critiques dans un environnement professionnel exigeant.
Les graisses constituent également le medium de transport des vitamines liposolubles A, D, E et K. Ces vitamines ne franchissent pas la barrière intestinale sans corps gras présents dans le repas. Un repas "zéro gras" prive donc l'organisme de l'absorption de ces nutriments même s'ils sont présents dans l'alimentation. La carence en vitamine D — épidémique dans la population parisienne active — s'aggrave mécaniquement en cas de régime appauvri en lipides.
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Énergie durable
9 kcal/g contre 4 pour les glucides. Réserve à haute densité pour les efforts longs.
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Fonction cérébrale
60 % de la matière cérébrale est lipidique. DHA essentiel à la cognition et à la mémoire.
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Vitamines A, D, E, K
Absorption impossible sans graisses. Vision, os, immunité, coagulation en dépendent.
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Hormones sexuelles
Testostérone et oestrogènes sont synthétisés à partir du cholestérol lipidique.
À savoir
Les régimes très faibles en graisses augmentent le risque de calculs biliaires. La recherche (Tucker, Nutrients, 2015) identifie un apport minimal de 7 à 12 g/jour pour maintenir un flux biliaire suffisant. Un régime "zéro gras" n'est pas seulement inefficace sur le plan hormonal — il présente un risque organique direct.
Enfin, les graisses jouent un rôle direct dans la satiété et la satisfaction alimentaire. Elles activent la sécrétion de cholécystokinine (CCK), hormone du rassasiement, et contribuent à la palatabilité des repas. Un régime chroniquement pauvre en lipides génère une frustration alimentaire progressive qui débouche inévitablement sur des craquages et l'abandon du plan alimentaire. Ce n'est pas une question de volonté : c'est une réponse physiologique prévisible.
Les conseils nutritionnels d'Alexis relèvent de l'hygiène alimentaire générale (Precision Nutrition L1). Ils ne se substituent pas à un suivi médical ou diététique.
La testostérone est une hormone stéroïdienne. Ce terme désigne un mécanisme biochimique fondamental : les hormones stéroïdiennes sont synthétisées à partir du cholestérol, lui-même issu des lipides alimentaires. Supprimer les graisses de l'alimentation, c'est priver le métabolisme hormonal de sa matière première. La conséquence n'est pas théorique — elle est mesurable, reproductible et documentée.
La testostérone régule la libido, la distribution de la masse musculaire et de la masse grasse, la production de globules rouges, la densité osseuse, l'humeur et les niveaux d'énergie. Pour un homme de 40 à 55 ans dont la vie professionnelle est déjà exigeante, un déficit hormonal silencieux se traduit par une fatigue chronique que ni le café ni le sport n'arrivent à corriger durablement, une diminution des adaptations à l'entraînement, et une résilience mentale fragilisée face au stress.
Méta-analyse de référence
"Les régimes pauvres en graisses (6,8 à 25 % des apports caloriques) entraînent des réductions statistiquement significatives de la testostérone totale, libre, du DHT et de la testostérone urinaire chez l'homme."
Whittaker J. et al. · Journal of Steroid Biochemistry and Molecular Biology · 2021 · 206 participants · 6 études contrôlées
Dès lors que les lipides descendent sous 25 % des apports énergétiques totaux, les formes mesurables de testostérone baissent de façon statistiquement significative. L'effet est observé indépendamment du niveau d'activité physique des participants. Autrement dit : aucun volume d'entraînement ne compense un déficit lipidique chronique sur le plan hormonal.
Une nuance importante : chez les hommes en surpoids, une perte de poids modérée et progressive peut améliorer les niveaux de testostérone, car la masse grasse viscérale est le siège de l'aromatase — enzyme qui convertit la testostérone en estradiol. Moins de tissu adipeux en excès, c'est moins de conversion hormonale défavorable. Mais cette perte de poids ne doit pas s'accompagner d'une restriction lipidique simultanée, sous peine d'annuler le bénéfice en privant la stéroïdogenèse de ses substrats.
Impact des types de graisses sur la testostérone
Graisses saturées Impact hormonal positif
Principales sources de cholestérol précurseur de testostérone. Oeufs entiers, produits laitiers, viandes. Consommation modérée dans un régime varié : cohérente avec la santé hormonale masculine.
Graisses mono-insaturées Double bénéfice
Soutien hormonal documenté + protection cardiovasculaire. Huile d'olive, avocat, amandes. Colonne vertébrale d'une alimentation de performance durable.
Oméga-3 EPA/DHA Récupération + équilibre
Anti-inflammatoires, rééquilibrent le ratio oméga-6/oméga-3. Soutiennent l'équilibre hormonal global. Poissons gras, huile de poisson.
Graisses trans À éliminer
Produits industriels ultra-transformés. Délétères pour la santé cardiaque et hormonale. Aucun bénéfice identifié.
Cas terrain · Paris 16e
"Un directeur d'une ESN, 48 ans, s'était converti au 'manger propre' depuis 18 mois en éliminant quasiment toutes les graisses animales. Énergie effondrée, libido quasi absente, progression musculaire nulle malgré 4 séances par semaine. En 10 semaines de rééquilibrage lipidique, la trajectoire s'est inversée — bien avant que les analyses biologiques confirment la remontée hormonale."
Alexis Glomeron, observation terrain
Dans ma pratique, ce profil revient régulièrement. Le "manger propre" parisien, tel qu'il est souvent interprété, aboutit à une alimentation riche en protéines et légumes, mais dramatiquement appauvrie en lipides de qualité. Ce déséquilibre s'installe sur 6 à 18 mois, silencieusement, jusqu'à ce que la fatigue et la stagnation des résultats deviennent impossibles à ignorer.
Les conseils nutritionnels d'Alexis relèvent de l'hygiène alimentaire générale (Precision Nutrition L1). Ils ne se substituent pas à un suivi médical ou diététique.
Parmi les lipides, les acides gras oméga-3 — en particulier l'EPA et le DHA — occupent une place à part dans la physiologie du sportif. Leur mécanisme d'action principal passe par la modulation de la réponse inflammatoire : ils inhibent la production de cytokines pro-inflammatoires et favorisent la synthèse de résolvines, molécules qui accélèrent la résolution de l'inflammation post-exercice.
Après une séance intensive, en particulier lors d'exercices excentriques (descentes, décélérations, phases négatives de musculation), les fibres musculaires subissent des micro-lésions qui déclenchent une cascade inflammatoire. Cette inflammation est nécessaire à l'adaptation musculaire — mais quand elle dure trop longtemps, elle retarde la récupération et compromet la séance suivante. Les oméga-3 réduisent l'amplitude de cette réponse sans l'éliminer, ce qui optimise le ratio lésion/récupération.
✓ Bénéfice démontré
VanDusseldorp et al., 2020
6g/jour · 7,5 semaines : amélioration significative du saut vertical, réduction de la douleur musculaire, baisse des marqueurs de dommages musculaires vs placebo.
Un seuil d'incorporation membranaire semble nécessaire pour activer les mécanismes anti-inflammatoires.
⚖ Résultats mitigés
Visconti et al., 2021
6g et 8g/jour : aucune différence significative sur les mêmes paramètres chez des hommes déjà bien entraînés.
La réponse varie selon le statut inflammatoire de base, le régime courant et le niveau d'entraînement.
Cette divergence entre études illustre la variabilité individuelle. Elle ne remet pas en cause la pertinence des oméga-3 — elle invite à une approche personnalisée. Pour qui consomme peu de poissons gras dans sa semaine, l'apport en EPA/DHA est probablement insuffisant pour atteindre le seuil d'incorporation membranaire nécessaire à un effet mesurable.
Les oméga-3 ont également un effet documenté sur la sensibilité à l'insuline au niveau cellulaire. En améliorant la fluidité des membranes musculaires, ils optimisent le transport du glucose et des acides aminés vers les fibres musculaires en phase de récupération — un effet pertinent dans une logique de recomposition corporelle à long terme.
Sources d'EPA/DHA — priorité alimentaire
Note : l'ALA des graines végétales se convertit en EPA/DHA avec moins de 10 % d'efficacité. Les sources marines restent les plus directement utilisables.
Avant de supplémenter
Les études qui observent un bénéfice utilisent des durées de 7 à 8 semaines minimum — le temps d'incorporation des acides gras dans les membranes cellulaires. Une supplémentation de quelques jours avant une compétition n'a aucune base scientifique. L'effet est progressif et nécessite une continuité. Consulter un professionnel de santé avant toute supplémentation, notamment en présence d'un traitement anticoagulant.
Votre alimentation freine peut-être vos progrès.
Un bilan complet pour identifier ce qui bloque réellement — à domicile, 6h–23h, 7j/7.
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La question n'est pas seulement qualitative. Elle est aussi quantitative : à partir de quel seuil l'apport en graisses devient insuffisant pour maintenir les fonctions biologiques décrites ci-dessus ? La recherche identifie plusieurs niveaux de référence selon la fonction concernée.
Seuil de sécurité organique
7–12 g/jour
Minimum pour maintenir le flux biliaire et prévenir les calculs. En dessous : risque organique direct indépendant de tout objectif de composition corporelle. (Tucker, 2015)
Seuil d'absorption vitaminique
20–30 g/jour
Nécessaire pour assurer l'absorption correcte des vitamines A, D, E et K. Sans ce seuil, les carences vitaminiques s'installent même si l'alimentation en est riche.
Seuil de soutien hormonal
40–60 g/jour
Fourchette associée au maintien des niveaux d'hormones sexuelles. Doit inclure une diversité de sources : saturées, mono-insaturées et oméga-3. (Raatz et al., 2017)
Recommandations acides gras essentiels
Oméga-6 : 17 g (H) / 12 g (F) · Oméga-3 : 1,6 g (H) / 1,1 g (F)
Acide linoléique (oméga-6) et acide alpha-linolénique (oméga-3) ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme. L'alimentation est l'unique source. Ces apports s'atteignent aisément avec un régime varié incluant oléagineux, huiles et poissons gras. (Cândido et al., 2018)
La fourchette pratique pour un sportif actif de 35 à 55 ans se situe généralement entre 30 et 35 % des apports énergétiques totaux, répartis entre les trois familles de lipides. C'est un territoire bien loin des régimes "low fat" qui ont dominé deux décennies de conseils nutritionnels.
C'est dans ce cadre qu'un suivi personnalisé prend tout son sens. Disponible de 6h à 23h, 7j/7 dans les 6e, 7e, 14e, 15e et 16e arrondissements ainsi qu'à Boulogne-Billancourt, j'interviens avec l'agrément SAP n°SAP835316811 qui ouvre droit à 50 % de crédit d'impôt sur chaque séance.
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La diversité des sources est plus importante que la précision des grammages : un régime qui inclut régulièrement des oeufs, de l'huile d'olive, des poissons gras et des oléagineux couvre naturellement les besoins décrits dans les sections précédentes.
| Type | Impact principal | Meilleures sources | Fréquence |
|---|---|---|---|
| Saturées | Précurseur testostérone. Attention : excès durable → LDL-C élevé → risque cardio | Oeufs entiers, beurre de qualité, viandes rouges maigres, fromages affinés | Max 10 % des calories |
| Mono-insaturées | Cardioprotection + soutien hormonal | Huile d'olive extra-vierge, avocat, amandes, noisettes, huile de colza | Pilier quotidien |
| Oméga-3 EPA/DHA | Anti-inflammatoire, récupération musculaire, cognition | Saumon, maquereau, sardines, hareng, huile de poisson | 2–3 ×/semaine |
| Oméga-3 ALA | Précurseur EPA/DHA (conversion <10 %) | Graines de lin, graines de chia, noix de Grenoble | Complément utile |
| Oméga-6 / huiles végétales | Neutre à positif vs saturées sur la mortalité (Zhang et al., 2025). À rééquilibrer avec oméga-3 | Huile de colza, soja, tournesol — via aliments entiers plutôt qu'ultra-transformés | Présent naturellement |
| Graisses trans | Délétères — cardio-vasculaire + hormonal | Margarines hydrogénées, produits ultra-transformés, fritures industrielles | Éliminer |
L'enjeu pratique est moins la comptabilité nutritionnelle que la fréquence d'exposition aux bonnes sources. Quelques habitudes simples couvrent l'essentiel : une cuillère d'huile d'olive sur tous les plats chauds, deux portions de poisson gras par semaine, une petite poignée d'oléagineux en collation, des oeufs entiers plusieurs matins par semaine. Ce n'est ni restrictif ni chronophage.
Les leviers complémentaires
Sommeil : 90 % de la sécrétion de testostérone se produit pendant le sommeil profond. 7 à 8 heures ininterrompues par nuit sont une condition non négociable pour maintenir un profil hormonal optimal, indépendamment de l'alimentation.
Entraînement en résistance : les exercices de force stimulent directement la production de testostérone. L'effet synergique avec un apport lipidique suffisant est documenté. 2 à 3 séances par semaine suffisent pour activer ce levier.
Gestion du cortisol : le stress chronique élève le cortisol, qui entre en compétition directe avec la testostérone pour les mêmes précurseurs lipidiques (pregnenolone). Réduire la charge de stress n'est pas un conseil lifestyle — c'est une stratégie biochimique.
Les conseils nutritionnels d'Alexis relèvent de l'hygiène alimentaire générale (Precision Nutrition L1). Ils ne se substituent pas à un suivi médical ou diététique.
Depuis quelques années, un récit alternatif circule dans certains cercles nutrition : les huiles végétales seraient toxiques, les graisses saturées réhabilitées sans réserve, et le cholestérol LDL finalement inoffensif. Ces narratifs ont quitté leur bulle d'origine pour atteindre les grands médias. Deux études récentes apportent des réponses claires fondées sur des données humaines de grande ampleur.
Étude de cohorte · Zhang et al., JAMA Internal Medicine, 2025
"Remplacer 10 g/jour de beurre par une quantité équivalente d'huiles végétales est associé à une réduction de 17 % du risque de mortalité totale et de 17 % du risque de mortalité par cancer."
221 054 adultes américains · Suivi jusqu'à 33 ans · 50 932 décès documentés
L'étude de Zhang et al. (2025) documente une association robuste sur plus de 221 000 participants suivis jusqu'à 33 ans : la consommation la plus élevée de beurre est associée à un risque de mortalité totale supérieur de 15 %, tandis que la consommation la plus élevée d'huiles végétales est associée à un risque inférieur de 16 %. Ces effets s'étendent à la mortalité par cancer et s'observent avec l'huile de colza, l'huile de soja et l'huile d'olive. Les huiles végétales, y compris celles riches en oméga-6, ont une contribution neutre à positive sur la santé dans les conditions réelles d'utilisation humaine.
Une étude contrôlée de Prater et al. (2023), dans laquelle des participants consommaient 30 % de leurs apports caloriques sous forme d'huile de coton riche en oméga-6 pendant 8 semaines, n'a observé aucune différence de composition corporelle ni de comportement alimentaire par rapport au groupe huile d'olive. Les théories mécanistes sur la perturbation de la satiété par l'acide linoléique ne se vérifient pas dans les conditions réelles chez l'humain.
Ce qu'il faut retenir
Les huiles végétales ne provoquent pas de prise de poids, ne perturbent pas la satiété et ne sont pas toxiques. Leur consommation est associée à une mortalité plus faible que celle du beurre sur les grandes cohortes. Si vous les consommez principalement via des produits ultra-transformés (chips, biscuits, viennoiseries industrielles), c'est le contexte alimentaire global qui pose problème — pas l'huile.
L'étude KETO-CTA de Soto-Mota et al. (2025) a suivi 100 pratiquants de régime cétogène depuis au moins 24 mois, avec un LDL-C moyen de 254 mg/dL. L'argument central du courant "lean mass hyperresponders" est qu'un LDL-C très élevé chez des individus minces et métaboliquement sains ne présente pas de risque cardiovasculaire significatif. Une analyse comparative publiée en réponse directe à cette étude (Kirwan et al., 2025) a montré que le volume de plaque non calcifiée avait augmenté en médiane de 43 % en un an, soit environ quatre fois le taux de progression observé chez des sujets sains sans facteurs de risque.
⚠ Lecture sélective
"ApoB non corrélé à la progression des plaques sur 1 an : le LDL-C est inoffensif."
L'étude n'était pas conçue pour détecter cette corrélation : cohorte homogène, suivi d'un an seulement. L'absence de corrélation dans ce contexte ne démontre pas l'absence d'effet.
✓ Ce que les données montrent
+43 % de volume de plaque non calcifiée en un an. Quatre fois le taux normal.
Le score calcique coronaire initial était, lui, fortement prédicteur de la progression (R² = 0,33). Les auteurs eux-mêmes ont reconnu qu'il s'agissait d'une "cohorte à risque élevé".
Pour la pratique sportive, le message est direct : les graisses saturées jouent un rôle utile dans la synthèse hormonale à doses raisonnables. Mais un régime centré sur la maximisation des saturées expose à une élévation durable du LDL-C dont les données à long terme ne permettent pas de minimiser les conséquences. L'équilibre entre familles lipidiques n'est pas une question idéologique — c'est une question de biochimie et de données épidémiologiques cohérentes.
Point médical
Si vous pratiquez un régime très riche en graisses saturées depuis plusieurs mois, un bilan lipidique complet et une discussion avec votre médecin s'imposent. Des niveaux de LDL-C supérieurs à 190 mg/dL méritent une évaluation clinique individualisée indépendamment des discours nutritionnels en ligne.
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À partir de 30 ans, la production de testostérone diminue progressivement à un rythme d'environ 1 % par an. Ce déclin est physiologique, inévitable, et souvent silencieux jusqu'à ce qu'il franchisse un seuil perceptible — généralement entre 40 et 50 ans. On parle alors d'andropause : la "ménopause masculine", moins brutale que son équivalent féminin, mais aux conséquences fonctionnelles bien réelles : fatigue chronique, prise de masse grasse abdominale, perte de masse musculaire progressive, baisse de libido, irritabilité et moindre tolérance au stress.
Ce qui rend la gestion lipidique particulièrement critique dans cette décennie tient à deux mécanismes qui se renforcent mutuellement. D'une part, la machinerie enzymatique de la stéroïdogenèse devient moins efficace avec l'âge : les cellules de Leydig dans les testicules, responsables de la synthèse de testostérone, perdent de leur réactivité. Dans ce contexte, un apport insuffisant en substrats lipidiques accentue mécaniquement le déclin hormonal. D'autre part, la masse grasse viscérale — qui tend à augmenter après 45 ans même sans changement de poids apparent — amplifie l'activité aromatase, ce qui accélère la conversion de testostérone en estradiol.
~1 %
par an
Déclin naturel de la testostérone à partir de 30 ans
40–50
ans
Période où les premiers symptômes fonctionnels deviennent perceptibles
30–35 %
des calories
Fourchette lipidique à maintenir pour soutenir la stéroïdogenèse après 45 ans
Dans ma pratique, la population 45-55 ans est celle où le lien entre alimentation lipidique et état fonctionnel est le plus visible et le plus rapide à corriger. Plusieurs clients que j'accompagne dans le 7e ou le 15e m'ont décrit un retour progressif de vitalité en l'espace de 6 à 10 semaines, simplement en réintégrant des graisses de qualité dans une alimentation qui en avait été appauvrie au fil d'années de "bonne volonté nutritionnelle".
Cas terrain · Paris 7e
"Un associé d'un cabinet de conseil, 52 ans, me consultait pour une stagnation totale malgré une alimentation qu'il qualifiait lui-même d'irréprochable : peu de graisses, beaucoup de légumes, protéines mesurées. Analyse de ses habitudes : moins de 15 % de ses calories provenaient des lipides depuis plusieurs années. En 8 semaines de rééquilibrage progressif, il a retrouvé une qualité de sommeil qu'il n'avait plus depuis les 40 ans, une énergie matinale stable, et des séances enfin productives. Il n'avait pas changé son volume d'entraînement — seulement la composition de son assiette."
Alexis Glomeron, observation terrain
La gestion lipidique pendant l'andropause n'est pas un traitement de l'andropause. Elle ne remplace pas une consultation médicale si les symptômes sont marqués ou si un bilan hormonal s'impose. Mais elle constitue un levier alimentaire de premier rang pour maintenir les conditions biologiques les plus favorables possible à la production hormonale résiduelle. Associée à un entraînement en résistance adapté et à une gestion correcte du sommeil et du stress, elle ralentit significativement la dégradation fonctionnelle liée à l'âge.
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Théorie et pratique ont parfois du mal à se rencontrer dans une semaine parisienne chargée. Voici une architecture alimentaire type pour une journée réaliste — sans calcul de calories, sans grammages, sans temps de préparation excessif. L'objectif n'est pas la perfection : c'est la régularité des bons réflexes.
Le principe directeur
Cette journée n'est pas un régime ni un plan de repas prescrit — c'est une illustration des familles lipidiques couvertes naturellement quand on fait des choix alimentaires simples et diversifiés. Chaque repas intègre au moins une source de graisses de qualité sans que cela nécessite ni calcul ni préparation complexe. La régularité sur des semaines compte bien plus que la perfection sur une journée.
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Réserver mon bilan completCe que vous venez de lire, d'autres l'ont vécu. À votre tour.
À propos de l'auteur
Alexis Glomeron
Coach sportif à domicile à Paris depuis 8 ans. Master 2 STAPS (Paris Descartes), Precision Nutrition Level 1, formé en Biomécanique Appliquée et Neurotyping (Christian Thibaudeau). Titulaire de la carte EAPS n°07518ED0026. 74 avis Google 5,0/5 · 200+ clients accompagnés · Paris 6e, 7e, 14e, 15e, 16e et Boulogne-Billancourt. Agréé SAP n°SAP835316811.
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